Aperçu du marché québécois du capital de risque et du capital de développement pour le S1-2026

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S1-2026 : le Québec demeure bien positionné dans un marché en reconfiguration

Les nouveautés que nous vous offrons dans ce rapport trimestriel :

  • Note économique par la direction intelligence économique d’Investissement Québec.
  • Les perspectives et tendances en capital de développement sur le radar du Centre d’expertise.

 

En capital de risque, 60 transactions totalisant 758 M$ ont été recensées au Québec depuis le début de l’année. Le nombre de transactions affiche une baisse de 13 %, alors que les montants investis progressent de 30 % par rapport à la même période en 2025. Ce ralentissement s’explique principalement par le repli des investissements dans le secteur des technologies propres, où le nombre de transactions et les montants investis ont respectivement baissé de 75 % et de 90 % par rapport à la même période en 2025. Le Québec se positionne favorablement par rapport à l’échelle nationale, représentant 24 % des transactions et 28 % des montants investis. La province se situe au deuxième rang pour le nombre de transactions et les montants investis, derrière l’Ontario et devant la Colombie-Britannique.

Le deuxième trimestre de 2026 confirme une reconfiguration profonde du capital de risque : l’intelligence artificielle capte l’essentiel des capitaux mondiaux, concentrés dans un nombre restreint de méga-rondes, tandis que les investisseurs institutionnels réclament désormais des liquidités réelles plutôt que des valorisations sur papier. Au Canada, l’écosystème se consolide fortement : moins d’entreprises lèvent des capitaux, le capital se concentre dans quelques grands fonds et les investissements corporatifs sont en retrait face aux États-Unis. Pour le Québec, la discipline sur la liquidité et la différenciation seront les leviers de performance des prochains trimestres.

En capital de développement, le Québec a connu un ralentissement au T2-2026, enregistrant 74 transactions totalisant 1,43 G$, soit une diminution de 23 % du nombre de transactions et de 60 % des montants investis par rapport au trimestre précédent. Malgré ce recul, le S1-2026 totalise 170 transactions et 5 G$ investis, positionnant le semestre au 9e rang sur 14 pour le nombre de transactions et au 3e rang pour les montants investis depuis 2013. À l’échelle canadienne, le Québec demeure au premier rang pour le nombre de transactions, avec 68 % du total, et au deuxième rang pour les montants investis, avec 40 %, derrière l’Ontario (42 %).

Le deuxième trimestre de 2026 met en évidence un même fil conducteur : la difficulté à restituer du capital aux investisseurs. La contraction du capital de développement, concentrée dans les rachats par effet de levier, et l’écart de valorisation entre marchés publics et privés retardent les sorties et pèsent sur les distributions attendues par les institutions. Cette pression se double d’une concentration du capital autour de quelques grands gestionnaires, de délais de détention allongés faute de nouvelles acquisitions, et d’un resserrement du crédit privé marqué par des défauts anticipés en hausse. Pour le Québec, la discipline sur la valorisation, les sorties et le risque de crédit sera déterminante dans les trimestres à venir.

L’environnement économique et géopolitique demeure incertain au deuxième trimestre de 2026, tant au Canada qu’à l’échelle internationale. Les tensions commerciales avec les États‑Unis se sont même intensifiées, avec le maintien de tarifs élevés sur l’acier et l’aluminium ainsi que l’annonce de nouveaux droits pouvant atteindre 50 % sur un large éventail de biens canadiens, au‑delà du cadre traditionnel de l’ACEUM. Cette montée des frictions, combinée à la volatilité accrue des marchés financiers, aux mesures tarifaires globales de 10 % sur certains flux commerciaux et aux risques d’inflation importée, continue de peser sur la confiance des entreprises et des investisseurs.

 

Faits saillants en capital de risque

  • Le secteur des TIC, avec 33 transactions totalisant 507 M$, représente 55 % des transactions et 67 % des montants investis en S1-2026.
  • En S1-2026, le Québec se maintient au deuxième rang au pays, tant pour le nombre de transactions (24 % de l’activité nationale) que pour les montants investis (28 % des capitaux déployés au Canada).
  • Au stade d’amorçage, les montants investis en T2-2026 reculent de 42 %, alors que le nombre de transactions augmente de 27 % comparativement au T1-2026. Malgré un recul par rapport au trimestre précédent, l’amorçage continue de performer au-dessus de la moyenne historique.
  • Au T2-2026, les stades de post-démarrage et de croissance ont connu un meilleur trimestre que le précédent, avec 3 transactions totalisant 148 M$, alors qu’aucune transaction n’avait été enregistrée au T1-2026.
  • Le secteur des technologies propres affiche un semestre très difficile, situant le S1-2026, en technologies propres, au 14e rang sur 14 pour le nombre de transactions et au 13e rang pour les montants investis.
  • En S1-2026, 758 M$ ont été investis au Québec dans le cadre de 60 transactions en capital de risque. Il s’agit, par rapport au S1-2025, d’une baisse de 13 % du nombre de transactions et d’une hausse de 30 % des montants investis.

 

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Faits saillants du capital de développement

  • En S1-2026, le Québec a enregistré des investissements totalisant 5,0 G$ à travers 170 transactions, positionnant le semestre au-dessus de la moyenne historique semestrielle tant pour le nombre de transactions que pour les montants investis.
  • Le Québec représente 68 % des transactions canadiennes en capital de développement depuis le début de l’année, devant l’Ontario (12 %) et la Colombie-Britannique (10 %). La province concentre également 40 % des montants investis au pays, derrière l’Ontario (42 %).
  • S1-2026 se caractérise par une baisse marquée de 12 % du nombre de transactions et de 73 % des montants investis comparativement à S1-2025.
  • Avec 22 transactions totalisant 470 M$, les transactions en croissance se classent au 13e rang sur les 14 derniers semestres pour le nombre de transactions et au 9e rang pour les montants investis.
  • Le secteur industriel et manufacturier continue de générer un volume important de transactions, avec 78 transactions totalisant 1,27 G$, représentant 46 % des transactions et 25 % des montants investis du semestre.
  • Le capital de développement québécois en T2-2026 enregistre une baisse de 23 % du nombre de transactions et de 60 % des montants investis par rapport au trimestre précédent.

 

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