APERÇU DU MARCHÉ QUÉBÉCOIS DU CAPITAL DE RISQUE ET DU CAPITAL DE DÉVELOPPEMENT POUR LE T1-2026

mai 2026

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ENTRE RALENTISSEMENT ET VIGUEUR : UN TRIMESTRE CONTRASTÉ POUR LE CAPITAL D’INVESTISSEMENT

 

Les nouveautés que nous vous offrons dans ce rapport trimestriel :

 

  • Note économique par la direction intelligence économique d’Investissement Québec
  • Note Légal du Cabinet BCF
  • Les perspectives et tendances en capital de développement sur le radar du Centre d’expertise

 

En capital de risque, 22 transactions totalisant 297 M$ ont été recensées au Québec depuis le début de l’année. Le nombre de transactions et les montants investis affichent des baisses respectives de 44 % et 24 % par rapport au quatrième trimestre de 2025. Ce ralentissement s’explique principalement par l’absence d’investissements aux stades de post-démarrage et de croissance, partiellement compensée par un rebond au stade de démarrage, où les montants investis progressent de près de 189 % comparativement au dernier trimestre de 2025. La situation du Québec se compare à celle observée dans les autres provinces canadiennes. Dans ce contexte, le Québec se classe au deuxième rang au pays, tant pour le nombre de transactions que pour les montants investis au cours du dernier trimestre.

À l’échelle internationale, le capital de risque s’articule autour de quatre dynamiques structurantes : la concentration du financement dans l’IA agentique, la montée de la robotique (Physical AI) et du deep tech, l’émergence de la défense comme classe d’actif, et le réalignement des modèles logiciels traditionnels. Dans ce contexte, le Québec dispose des atouts nécessaires pour se positionner avantageusement, ce qui nous permet d’envisager les prochains trimestres avec optimisme.

En capital de développement, le Québec a connu un trimestre solide, enregistrant 90 transactions totalisant 3,6 G$. La province conserve sa position de chef de file au pays, représentant 65 % du nombre de transactions et 93 % des montants investis à l’échelle nationale. Après deux années de performance exceptionnelle, les transactions majoritaires reviennent vers la norme avec une activité légèrement au-dessus de la moyenne historique. Toutefois, le rachat bondit de façon marquée avec une augmentation de 133 % pour le nombre de transactions et de 1 493 % pour les montants investis comparativement au T4-2025.

À l’horizon 2026-2027, le marché canadien et québécois du capital de développement revient à des niveaux plus normaux après une période exceptionnelle, avec un recentrage sur les transaction intermédiaires (mid-market) et les PME. Contraints par des voies de sortie de plus en plus difficiles, les gestionnaires se tournent vers un marché secondaire en pleine effervescence et accélèrent la démocratisation de leurs fonds vers les investisseurs particuliers fortunés. La performance repose désormais moins sur les effets de levier que sur une création de valeur tangible, portée par l’intelligence artificielle et l’excellence opérationnelle. Ce virage stratégique conjugue prudence face aux enjeux tarifaires et ambitions en matière de transformation numérique.

L’environnement économique et géopolitique demeure incertain au premier trimestre de 2026, tant au Canada qu’à l’échelle internationale. Les tensions commerciales avec les États Unis persistent, notamment concernant les tarifs douaniers sur l’acier, l’aluminium et certains produits manufacturés, tandis que la volatilité des marchés financiers et le ralentissement de la demande mondiale continuent de peser sur la confiance des entreprises et des investisseurs.

 

Faits saillants en capital de risque :

  • L’absence de transactions au stade de post-démarrage au cours du dernier trimestre constitue une première depuis 2013.
  • En T1-2026, le Québec se maintient au deuxième rang au pays, tant pour le nombre de transactions (21 % de l’activité nationale) que pour les montants investis (31 % des capitaux déployés au Canada).
  • Au stade d’amorçage, les montants investis reculent de 32 %, alors que le nombre de transactions baisse de 64 %. Malgré un recul dans la comparaison par rapport au trimestre précédent, T1-2026 se classe au 10e rang sur 53 pour les montants investis en amorçage.
  • Le stade de démarrage se distingue par un regain de 37,5 % du nombre de transactions et de 189 % des montants investis comparativement à T4-2025
  • Bien que le secteur des TIC se classe au premier rang pour les montants investis et le nombre de transactions du trimestre, celui-ci se situe, d’un point de vue historique, au 51e rang sur 53 pour le nombre de transactions.
  • En T1-2026, 297 M$ ont été investis au Québec dans le cadre de 22 transactions en capital de risque. En recul par rapport à T4-2025, ce niveau d’activité est également inférieur à la moyenne historique de 36 transactions par trimestre.

 

Faits saillants du capital de développement :

  • En T1-2026, le Québec a enregistré d’investissement totalisant 3,6 G$ à travers 90 transactions, positionnant le trimestre au-dessus de la moyenne historique tant pour le nombre de transactions que pour les montants investis.
  • Le Québec représente 65 % des transactions canadiennes en capital de développement, devant la Colombie-Britannique (12 %) et l’Ontario (11 %). La province concentre également 93 % des montants investis au pays, devant la Colombie-Britannique (4 %).
  • T1-2026 se caractérise par une hausse marquée de l’activité en rachat, avec une augmentation de 133 % du nombre de transactions et de 1 493 % des montants investis comparativement à T4-2025.
  • Avec 11 transactions totalisant 330 M$, les transactions en croissance enregistrent un léger recul du nombre de transactions ce trimestre, tandis que les montants investis demeurent alignés sur la moyenne historique
  • Le secteur industriel et manufacturier continue de générer un volume important de transactions, avec 33 transactions totalisant 475 M$, représentant 37 % des transactions et 13 % des montants investis au trimestre.
  • De manière globale, le capital de développement québécois en T1-2026 enregistre une hausse de 9,8 % du nombre de transactions et de 262 % des montants investis par rapport au trimestre précédent.